Adaptation du « Fotosnaiper » au Canon EOS 300D

Comment réaliser des photos d’animaux convainquantes, avec une longue focale, des vitesses d’obturations parfois basses, mais sans utiliser de pied ?

Réponse : Faites comme le chasseur !

Le « Fotosnaiper », appellé aussi parfois « Photosniper » est, comme son nom l’indique, un engin hybride entre le fusil et l’appareil photo.

Venu tout droit de l’ex-URSS, on raconte qu’il a été conçu à l’origine pour l’Armée Rouge.

Selon la légende, l’engin aurait été utilisé pour la première fois durant le siège de Leningrad, par une patrouille de reconnaissance russe chargée de localiser des dépôts d’armes et de munitions allemands.

Légende ou réalité ? Nul ne le sait vraiment, mais cela n’enlève rien au charme de ce drole d’objet.

Les premiers exemplaires semblent dater du début des années 40.

Le Snaiper a évolué constamment au fil des décennies pour finir accouplé à un boîtier Zenit 312.

Pour en savoir plus sur l’histoire du Fotosnaiper…

Le passé est une chose, mais l’essentiel est dans le présent.

En effet, l’essentiel du kit n’a pas pris une ride.

Le Taïr-3S équipant la crosse est un objectif certes imposant, mais présentant surtout des qualités insoupçonnées.

Et la bonne nouvelle, c’est qu’il est encore tout à fait utilisable avec un boîtier numérique actuel.

La suite de cet article vous présentera la modification à réaliser pour pouvoir l’utiliser avec un Canon EOS 300D.

Matériel

une fiche « Jack » de 2.5 mm
un morceau de cable 2 conducteurs

un poussoir adapté (voir la suite de l’article)

La version du Fotosnaiper utilisée comporte une modification d’époque bien utile permettant l’usage de n’importe quel boîtier commandé par déclencheur souple, et non plus par la semelle, comme la crosse d’origine.

Cette évolution sera utilisée pour commander le déclenchement du Canon.

Il suffit donc de reconstruire la version électronique du déclencheur souple.

La photo suivante illustre le montage à réaliser. C’est ici qu’intervient le choix du poussoir. Il devra pouvoir entrer dans le logement destiné à l’origine à la tête du déclencheur.

Une fois cette étape réalisée, il suffit de souder le poussoir et le jack au fils…

Mais naturellement, pas n’importe comment !

Vous pourrez trouvez le schéma de branchement exact ici :

http://www.astrosurf.com/rondi/instru/decl350d/index.htm

La version utilisée sur le montage nous préoccupant est encore plus simple, car je n’ai pas utilisé de poussoir pour la mise au point (d’ailleurs inutilisé, ne s’agissant pas d’un objectif autofocus).

Ainsi, j’ai établi une liaison permanente à ce niveau, en utilisant un seul poussoir pour le déclenchement.

A l’usage, il s’avère qu’il existe un inconvénient majeur.

En effet, l’appareil ne traite les images pour la prévisualisation qu’une fois le jack débranché.

Il est donc préférable de prévoir un interrupteur qui permettra de « décharger » l’appareil quand il n’est pas en mode de prise de vue.

Le branchement étant réalisé, il suffit à présent de fixer le câble à la crosse, et de la relier au boîtier.

Vous constaterez certainement, selon la bague adaptatrice M42/EOS utilisée, que le Taïr ne se présente pas sous un bon angle pour le montage sur la crosse.

Il suffit, pour l’ajuster, de débloquer les 3 vis se situant sur la bague extérieure.

Cette bague étant libre, positionnez l’ensemble sur la crosse, et resserrez les vis.

C’est parti pour un essai…

J’utilise personellement le mode rafale pour la prise de vue, ce qui permet une utilisation optimale dans le feu de l’action.

Bonne réalisation.

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